

L'article 4 du règlement européen sur l'intelligence artificielle (AI Act) porte sur la « maîtrise de l'IA », traduite en anglais par AI literacy. Il concerne les fournisseurs de systèmes d'IA, mais aussi les « déployeurs », c'est-à-dire toute entreprise qui utilise un système d'IA dans le cadre de son activité. Une PME qui équipe ses équipes d'un assistant comme Copilot, ChatGPT ou Claude est donc concernée.
L'obligation s'applique depuis le 2 février 2025. Les règles de contrôle par les autorités nationales s'appliquent, elles, depuis le 3 août 2026.
Le règlement (UE) 2026/1744, dit « Digital Omnibus on AI », a réécrit l'article 4. Il est entré en vigueur le 27 juillet 2026.
Le texte confie aussi à la Commission et aux États membres un rôle d'appui, en particulier auprès des PME.
L'assouplissement est réel, mais l'obligation demeure : une entreprise qui n'a rien fait reste en défaut.
Dans ses questions-réponses publiées en mai 2025, donc avant la réécriture de l'article, la Commission a donné plusieurs repères qui restent utiles :
La formation n'est pas qu'un sujet de conformité. Une équipe formée :
Le besoin est réel : selon le baromètre Ifop pour Talan de mars 2025, seuls 15 % des salariés qui utilisent l'IA générative au travail se disent à la fois encouragés et formés par leur entreprise.
Former ses équipes, c'est aussi poser le bon cadre : l'IA est là pour nous augmenter, pas pour nous remplacer. Elle aide à rechercher, analyser, synthétiser et préparer une décision. La décision, elle, reste humaine, comme la vérification de ce que l'IA produit.
Ce message compte dans la réussite d'un déploiement. Des salariés qui voient l'IA comme une menace l'utilisent peu, ou en cachette. Des salariés qui la voient comme un appui l'adoptent et en tirent de la valeur.
Depuis le 1er janvier 2022, seuls les organismes certifiés Qualiopi peuvent bénéficier des fonds publics ou mutualisés de la formation professionnelle, notamment ceux des OPCO. Une formation à l'IA dispensée par un organisme certifié peut donc être prise en charge par l'OPCO de l'entreprise, selon ses critères et ses enveloppes.
Oui, dès lors qu'elle utilise des systèmes d'IA dans son activité, ce qui inclut les assistants d'IA générative. La taille de l'entreprise ne change pas l'obligation, mais les mesures attendues sont proportionnées au contexte.
Non. Ni les salariés ni l'entreprise n'ont besoin d'une certification. Ce qui compte, ce sont des mesures adaptées et documentées.
Les sanctions relèvent des autorités nationales. Au-delà du risque réglementaire, une absence de formation peut être retenue contre l'entreprise si un usage mal maîtrisé de l'IA cause un dommage.
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